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petitlogoAPS Quel cadre pour la psychothérapie par le souffle

(A l'attention des professionnels)

La psychothérapie par le souffle est issue du Rebirth initié par Leonard Orr aux USA dans les années 70. Cette méthode et son corpus théorique ont été repris et transformés, dans le cadre de la psychologie Humaniste par Dominique Levadoux , fondatrice de l'Ecole française du Rebirth et première formatrice des Rebirthers belges, regroupés, fin des années 70, par Marguerite Joris, au sein de l'Association "Renaître".
En 2001, nous avons avec mes collègues belges rebirthers fondé l'ASBL, Association des Praticiens du Souffle : APS, et défini notre approche ; la Psychothérapie par le Souffle, comme psychothérapie analytique à médiation corporelle.
Grâce aux Etats modifiés de Conscience induits par les différentes techniques respiratoires que nous proposons aux patients, nous pouvons aborder avec eux, une série de mémoires et d'expériences difficilement accessibles aux thérapies seulement verbales : Nous pouvons notamment grâce à nos outils, contacter l'ARCHAIQUE et ce qui précède l'entrée dans le monde de la parole.

Notre approche psychocorporelle développe :
Un savoir- faire : différentes approches de la respiration
  • Un savoir être : l'apprentissage du lâcher-prise ; la prise de conscience de "comme je respire, je vis."
  • Un savoir comprendre, un corpus théorique original ; tout particulièrement dans le domaine de la périnatalité et l'abord de cette expérience fondatrice de la NAISSANCE.


  • Plus concrètement :
    Nous commençons nos séances de psychothérapie par un entretien (et nos psychothérapies par une anamnèse et un travail sur la demande). Nous passons ensuite au travail du souffle ; nous proposons presque toujours à nos patients, de respirer progressivement vers un mode hyperventilé mais nous accueillons généralement en cours de séance, différents types d' expériences respiratoires et les contenus spécifiques qui leurs sont associés : le spectre des états des états modifiés de conscience ainsi contactés (dans l'hyperventilation, mais également dans l'hypoventilation, voir avec une respiration "normale") est donc assez large ; de la relaxation, en passant par des états méditatifs, et des états de transe plus ou moins profonds.
    Cette technique respiratoire qui met en branle la mémoire corporelle et active les émotions, permet aux patients de contacter ce qui dans leur histoire a fait blocage à leur croissance personnelle, ce sur quoi vient achopper leur souffrance actuelle : souvenirs parfois d'un vécu préverbal ou plus récents, détresse émotionnelle passée ou présente, symbolisations et projections par rapport à leurs forces ou/et difficultés actuelles.
    Ce matériel est repris dans l'entretien qui suit l'expérience du souffle, il est accueilli d'abord et avant tout dans le processus relationnel qui nous relie à nos patients (notre bras de levier majeur). Il est ensuite déployé, travaillé, au regard de la demande initiale du patient (ce qui l'amène en psychothérapie) et donc à certains moments interprété au regard des théories qui nous sont propres et dans la vigilance aux phénomènes transférentiels et contre transférentiels.
    Le recours à la respiration, n'est pas systématique, certaines de nos séances sont uniquement verbales, surtout en fin de processus psychothérapeutique.

    Quelques repères épistémologiques :
    Nos techniques :
    Nous utilisons des techniques spécifiques de respiration ; certaines issues du rebirth qui à mon sens peut être conçu comme une technique, qui a produit une théorie sur les liens entre naissance et développement personnel et s'accompagne d'une gnose élaborée par L. Orr ; à laquelle nous ne souscrivons pas.
    Nous utilisons également des techniques corporelles spécifiques pour l'accompagnement des séances du souffle, certaines nous sont propres. Nous avons également été inspirés par des approches comme l'Haptonomie.

    Nos Méthodes :
    Nous utilisons essentiellement : l'exploration phénoménologique et l'interprétation
    Nos Théories :
    La théorie Humaniste :
    • L'approche Rodgérienne : l'apprentissage de l'écoute non directive était un prérequis à notre formation (Nous avons tous suivi celle qui était dispensée par l'Ecole des Parents).
    • Notre conception de la maladie et de la "guérison" ne se base pas seulement sur la Pathoanalyse mais fait une part importante au concept de croissance personnelle et de développement du "potentiel humain".La théorie Psychodynamique : Nous sommes tous et toutes passés par le divan et le modèle analytique continue à structurer notre pensée, notamment la notion d'inconscient.
      La théorie de l'Attachement : plus récemment, nous nous sommes tournés vers celle-ci pour comprendre les résultats et conceptualiser notre travail avec les jeux de passage (cf. ; notre intervention au colloque de la FPHE sur l'Attachement).
      Nous partageons avec vous l'interprétation du monde du Paradigme Humaniste…Mais pas que, certains d'entre nous, s'inscrivent également dans le Paradigme transpersonnel ; un paradigme qui nous apporte des théories (ex : Ken wilber ; Stanislas Grof), des méthodes et des techniques qui nous permettent de mieux comprendre les états modifiés de conscience et d'ajouter la dimension spirituelle à ce qui fait partie de la réalité que nous explorons.

      La question Epistémologique qui se pose dès lors, pourrait être : pratiquons-nous une approche psychothérapeutique intégrative ou éclectique ?
      J'apprécie beaucoup le recadrage de Max PAGES (1) par rapport à la question de l'intégration : "…le renoncement aux synthèses au profit des articulations. Les synthèses, comme les métathéories des doctrines originelles, conservent des prétentions hégémoniques à l'unification complète du champ thérapeutique. Le risque est l'affadissement des perspectives diverses que l'on veut intégrer, dans une synthèse théorique et clinique unifiante, qui gomme leurs différences, ou que l'on construit en dehors d'elles….C'est pourquoi j'utilise plus volontiers le terme de complexité ou de démarche complexe, dans le sens épistémologique du terme complexité (Edgard MORIN, (2)) que celui d'intégration.".


      Psychothérapie intégrative Desclée de Brouwer France 1998Introduction à la pensée complexe, ESF, Paris 1990
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